After the groundbreaking Jurassic Park series, here arrives the new summer blockbuster and a lot of nonsense!

Le 10 Juin dernier est sorti le film Jurassic World, réalisé par Colin Trevorrow. Le film dure deux heures et dix minutes. C’est le facteur le plus important pour l’appréciation du film. Les trente premières minutes, on se prend au jeu : souvenez-vous, enfant, vous avez peut-être vu les Jurassik Park au cinéma, en D.V.D, ou à l’époque en V.H.S, et vous étiez impressionnés par ces dinosaures qui ne cessent de courir (dit-on courir pour les dinosaures ?) après leurs proies sans défense. La magie prend pendant une demi-heure environ : vous retrouvez la sensation d’être un enfant de dix ans, on vous peint un monde où la résurrection d’espèces disparues est possible, où il y a une île remplie de dinosaures, on prend peur avec les personnages, on se dit tout de même face à ces traces de griffes sur les murs et à ces courses poursuites, que l’on n’aimerait franchement pas être à la place des personnages, que les T-Rex et les Raptors ce sont quand même des grosses bêtes à ne pas embêter, et que les effets spéciaux alliés à la 3D, c’est vraiment top cool.

Et puis, au bout d’une demi-heure, la machine s’enraye, le rouage se grippe : le scénario catastrophe est couru d’avance, on se doute bien qu’au bout d’un moment, tout ceci va se terminer en happy ending après la vingt-troisième course poursuite. On pourrait rire si le film tombait dans le kitsch, (surprise, tout ce ceci n’est qu’une farce, on est là pour rigoler) : imaginez une Catherine Deneuve dans Peau d’Âne avec une peau de dinosaure, mais non : la douzième scène de course poursuite est bien là, la treizième scène de combats également, et on commence à s’ennuyer ferme.


Une note encore plus négative pour les représentations véhiculées par le film : l’adolescent obsédé par ses hormones, l’homme noir bon second, la femme qui doit susciter le rire plutôt que l’admiration quand elle parvient elle-même à tuer un dinosaure ; le héros, fort, masculin, puissant, et le petit garçon fasciné par les dinosaures et la science et qui ne veut pas grandir. Sans compter le dégoût que peut provoquer une île qui ressemble en même temps à une station balnéaire et à un zoo (pas évident à trouver comme combo désagréable). Bref, une subversion des clichés à peu près proche de zéro. On est quand même soulagés à la fin : le film se termine, et les personnages ont échappé pour la vingtième fois aux mâchoires du Raptor en chef.

Ambroise A. Evano


Jurassic World

Film de Colin Trevorrow, produit par Steven Spielperg . (Am.) Genre: Science-fiction, aventure, action. Durée 2h10. Sortie en salles le 10 juin 2015


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