When nazis swarmed away, hid and fled in South America


Avant dernier article de notre étude sur la fuite des nazis, il est essentiellement consacré à la fuite de Bormann. Le dernier article de cette série, et qui sera publié Vendredi 9 février, traitera de la mort d’ Hitler


4- Le plan des nazis en Argentine

La défaite avait été un désastre pour le peuple allemand. Mais les criminels de guerre nazis en fuite n’avaient pas renoncé. Ils rêvaient d’une vengeance, d’abord contre les États-Unis, proches de l’Amérique du sud. Mais comment faire ? Il fallait mettre en place une logistique, un arsenal d’armes de destructions massives, avoir des plans et des moyens techniques énormes et, surtout, il leur fallait un chef capable de diriger une telle organisation. A part Hitler, un seul homme pouvait prétendre à ce « poste » : [**Martin Bormann*].

Nous avons, aujourd’hui, les preuves qu’un commencement d’exécution de ce plan a bel et bien eu lieu :

Les enquêteurs de « Hunting Hitler » ont retrouvé des plans d’une sorte de gigantesque canon (???), terme inexact que nous utilisons faute de mieux, qui aurait pu tirer des obus (des missiles??) à quatre mille kilomètres de distance. Depuis la Colombie, il aurait pu lancer sa charge mortelle sur la Floride (5). Il n’a pas été construit pour les raisons que nous allons expliciter mais, tout de même, le fait ne peut manquer d’impressionner.

Toujours en suivant les reporters d’ « Hunting Hitler », dans leur recherches, ils sont tombés sur un faisceau convergent de présomptions, des photos notamment, qui indiquent qu’un savant nazi allemand ayant œuvré pour le Troisième Reich a rejoint l’Argentine, y a eu son laboratoire où il essaya de créer une bombe puissante, d’une nature nouvelle, peut-être une bombe sale.(5) cela avec la bénédiction de Perón.

Dans ces conditions, il est facile de comprendre les grandes lignes de ce que dut être le plan de ces nazis : le moment venu, attaquer les États-Unis avec leur bombe vengeresse et prendre le pouvoir en Argentine avec l’aide de cette cinquième colonne d’émigrés allemands, voire dans d’autres pays du sous-continent ( Chili, Bolivie, Paraguay et même Colombie)

D’après les documents déclassifiés du[** FBI*] qu’utilisèrent [**Bob Baer*] et ses équipiers pour leurs recherches (5) ces fuyards nazis d’Argentine étaient sous la surveillance des services de renseignements américains dès 1945. Ces derniers semblent avoir suivi les progrès de ces parias sans vraiment s’en préoccuper au début : la guerre froide venait de commencer.

Petit à petit, le ton a changé, à tel point qu’il est très probable que les deux coups d’état qui furent nécessaires au renversement du régime péroniste (1955) aient été orchestrés par les Américains dans le but de supprimer cet arsenal nazi en formation accélérée. Bien entendu, il ne faut pas espérer que cela soit confirmé un jour par la [**CIA*] ou le [**FBI.*]..

Une des premières décisions du nouveau gouvernement militaire argentin fut de procéder à la destruction de toutes ces structures créées par les nazis germano-argentins : les silos d’armes, les munitions accumulées, les laboratoires secrets, même les réserves de nourriture, tout y passa. L’ordre premier venait de Washington. Ce fut la fin des derniers espoirs de tous ces nazis endurcis et fidèles : le Quatrième Reich ne vit jamais le jour…

La tristement célèbre « Hacienda Inalco », abandonnée maintenant, est une villa complètement isolée du monde, au cœur de la forêt sylvestre argentine, qui est sensée avoir accueilli Hitler après sa supposée fuite de Berlin. Elle est la preuve et la plus belle démonstration de ce qui s’est passé en 1955: les hommes de Bob Baer y sont allés et ont prouvé que toutes les caves et les salles enfouies dans les sous-sol ont été détruites à l’explosif ! (5)

A partir de la date du coup d’état réussi, le 21 septembre 1955, [**Bormann*], ne se sentant plus en sécurité, quitte donc l’Argentine pour le Chili où il s’installe sous le faux nom de Keller. [**Mengele*] disparaît au Paraguay, [**Ante Pavelic*] ( le dictateur croate au service des Allemands pendant l’Occupation ) s’envole pour Madrid, etc…

Le temps passe et la majorité de ces anciens nazis restent la où ils se sont enracinés car, finalement, ils ne sont pas inquiétés par les nouveaux dirigeants…Et leur argent arrange beaucoup de choses…

Tout ce petit monde de « retraités inoffensifs et bien tranquilles » va se réveiller en sursaut en 1960 : un commando israélien capture [**Adolf Eichmann,*] le concepteur de « la solution finale » et organisateur de l’Holocauste. Il sera jugé, condamné à mort et pendu à Tel-Aviv.

Comprenant le danger et crevant de peur, Bormann s’enfuit à nouveau. Mengele part se barricader chez un couple d’amis nazis allemands, près de Sao Paulo au Brésil. Il mourra vers 1979, des suites d’une baignade qui a mal tourné… Tous ont la peur au ventre…
Malheureusement, éclata la Guerre des six jours ( juin 1967) et [**Israël*] aura de plus immédiats dangers à combattre.

Les anciens nazis redeviennent très calmes. L’installation définitive de la démocratie en Amérique du sud fera que certains auront à rendre des comptes, mais cela n’ira pas bien loin car, pour la plupart, on les laissera partir ailleurs…

5- La fuite de Bormann. La Jungle

Que devint Bormann ? D’après les informations qui ont filtré, on le retrouve, pour peu de temps, au Paraguay devenu peu sûr pour lui. Disposant d’une partie du trésor de guerre nazi, il a recruté plus d’une centaine de mercenaires, voire deux cents, essentiellement des anciens SS mais pas uniquement. Ensuite, il s’est installé dans un sorte de camp fortifié, probablement déjà utilisé par d’autres SS qui l’aurait bâti juste après la guerre. La maçonnerie et la construction sont typiquement allemandes d’après les experts. C’était une position de repli idéale au cœur de la jungle sud-américaine, aux confins du Brésil, du Paraguay et de l’Argentine. Tout y avait été prévu pour survivre et pour voir venir de loin un ennemi éventuel (5). L’endroit a été retrouvé et exploré par une équipe de chercheurs argentins qui y ont découvert une infirmerie, des photos de nazis en uniformes datant du deuxième conflit mondial, des pièces de monnaie allemandes de la même période et des tessons d’assiettes en porcelaine de marque allemande des années trente…


En 1968, un ancien caporal SS rentre en Allemagne (3), en provenance d’Argentine. Il accorde un interview à un journaliste britannique auquel il raconte qu’il a suivi Bormann dans ses déplacements au cœur de la forêt sauvage de cette région éloignée de tout. Plus de deux cents de ses partisans, fanatisés, assuraient sa sécurité…

Cette histoire mérite considération : ce que dit cet ancien criminel de guerre SS ne peut être mis en doute, car les détails sont bien trop précis pour être inventés, mais il ment au final: Bormann, obsédé de son vivant par les risques d’être découvert ou tué, qu’il courait tous les jours, n’aurait jamais laissé partir quelqu’un qui aurait travaillé pour lui : il l’aurait fait abattre, par crainte d’être dénoncé. La vérité est évidente : si cet individu a pu revenir en Allemagne, c’est que Bormann est mort !

Nous ignorons tout des circonstances de son décès, ni sa date qui doit être située quelques temps avant le retour de son ancien chien de garde : entre 1966 et 1968. Gageons que, jusqu’au bout, il aura suivi l’actualité du monde.

**B- Les pérégrinations du corps de Bormann

Si Bormann s’est éloigné de tout et de tous, par peur d’être abattu, les professionnels de l’espionnage international ont toujours eu un œil sur lui : les reporters d’« Hunting Hitler » ont retrouvé sa tombe.(5)

Aussi incroyable que cela paraisse, le cadavre a été ramené dans un petit cimetière discret d’une ville argentine(5) où il a été enterré sous un faux nom. Mais c’est un secret de polichinelle car même le fossoyeur et le gardien savent, et ont toujours su, qui était le locataire de cette tombe. Les enquêteurs d’ « Hunting Hitler  » n’ont pas eu la possibilité d’ouvrir le cercueil mais ils ont fait des relevés autour de cette tombe, à même le sol et, chose ô combien surprenante, c’est un argile rouge qui cerne la tombe ! (5)

Vu que le corps découvert à Berlin en 1972 était, sans le moindre doute possible, celui de Bormann ( preuve par l’ADN mitochondrial), et que ses jambes étaient couvertes d’une argile rouge identique à celle du cimetière argentin, la conclusion s’impose d’elle-même : le corps a été transféré à Berlin, placé à l’endroit exact décrit par Axmann et miraculeusement retrouvé par les ouvriers travaillant là !

Cette vérité, parfaitement incroyable, ne peut être niée. Il faut comprendre toutes les implications induites pour bien saisir l’énormité du fait, car cela signifie des complicités multiples mettant en cause plusieurs gouvernements : ceux d’Argentine et d’Allemagne, en priorité, mais peut-être aussi les États-Unis voire les Britanniques.

D’abord, il est évident que les services secrets occidentaux et russes ont toujours su où était Bormann. Ils l’ont suivi à la trace mais, étant donné la guerre froide, ne se sont pas occupés de lui avant qu’il ne mettent en œuvre ses manigances pour créer un Quatrième Reich. Les Américains le laissèrent s’enfuir : ils devaient penser que tous ces nazis pourraient avoir une quelconque utilité dans leur lutte contre le communisme. La « disparition » de Bormann, au fin fond d’une jungle perdue, était du goût des services spéciaux de tous bords : les conditions d’existence, précaires là-bas, faisaient que les jours de Bormann et de ses hommes étaient comptés. C’était une question de temps.
Alors pourquoi laisser les nazis ramener le corps et enterrer Bormann au vu et au su de tout le monde ? Nous n’avons pas la réponse et éviterons de faire des hypothèses trop hasardeuses.

En revanche, le transfert du corps s’explique assez bien : après le scandale qui vit un ancien membre actif du parti nazi, [**Kiesinger*], devenir chancelier allemand entre 1966 et 1969, ce fut [**Willy Brandt*], anti-nazi notoire, ayant quitté l’Allemagne dès l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933, ayant combattu dans l’armée norvégienne contre les nazis en 1940, qui occupa le poste de 1969 à 1974.

On ne peut imaginer la moindre complicité de cet homme intègre avec le fond pro-nazi qui survivait encore, à cette époque, en Allemagne. S’il a accepté ce jeu macabre, car il a obligatoirement donné son accord à l’opération « rapatriement du corps », c’est qu’il voulait en finir avec « la légende Bormann » à un moment de tension de la société allemande qui commençait, péniblement, à regarder son passé en face. Il faut savoir qu’en ce temps-là, les études d’Histoire dans les lycées allemands, s’arrêtaient en 1933… et que nombre de jeunes Allemands, s’ils voulaient en savoir plus sur la suite, complètement occultée par les familles, devaient se promener, un peu partout en Europe Occidentale, et discuter avec des jeunes de ces pays pour essayer de comprendre le passé de leurs parents. L’auteur de ces lignes a été témoin, à plusieurs reprises, de ce fait à l’époque.

Donc Argentins et Allemands se sont accordés et le corps a été retrouvé à Berlin, identifié, et Bormann officiellement déclaré décédé…

[**à suivre…!*]

[**Jacques Tcharny*]


Prochain et dernier article concluant cette étude:[** La mort d’Hitler*], mise en ligne vendredi 9 février


[(Déjà publiés dans cette série:

La Traque des nazis, la fuite de Bormann

Les Nazis en Amérique du Sud

Les accointances nazis de Juan Peron

L’article dans toute son étendue, et avec ses notes, peut aussi être lu intégralement , cliquer ICI
)]


Illustration de l’entête: de g à droite: Martin Bormann, Franz von Epp et Heinrich Himmler, assistant à une fête nazi en juin 1939.


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WUKALI 02/02/2018)]

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