Le magazine dirigé par Serge Sur, géographe expert spécialiste de géo-stratégie, présente dans sa dernière mouture un bilan du siècle écoulé: entreprise audacieuse que l’on pourrait trouver prématurée. Vingt ans après la disparition de l’URSS, dix ans après le 11 Septembre, qui en marquèrent l’achèvement politique, les changements sont suffisamment accusés pour justifier un regard rétrospectif. le XXème siècle a été celui de l’Histoire, non pas de son récit mais de ses tentatives de réalisation voire d’achèvement au profit d’idéologies qui prétendaient la maîtriser. Elles ont aujourd’hui disparu, remplacés par diverses variantes de l’extrémisme religieux. Siècle des masses, le XXème siècle a été aussi celui des grands conflits, des génocides et massacres divers, en définitive plus convulsionnaire que révolutionnaire.

Le XXème siècle a connu des transformations gigantesques de la puissance, expansion démographique, utilisations croissantes de l’énergie, développement économique formidable malgré les crises récurrentes, innovations scientifiques et technologiques qui ont totalement changé les conditions de vie, au moins dans les pays industrialisés. Mélange de barbarie collective et de réalisations scientifiques de pointe, siècle du cinéma, de l’automobile, de l’électricité, du pétrole… Ces progrès ont cependant bénéficié à une faible partie de l’humanité. Si les anciens territoires colonisés ont accédé à l’indépendance, universalisant une société des Étas regroupés au sein des Nations Unies, c’est pour déboucher sur le tiers-monde, sans véritable développement et sans liberté politique, et les perspectives ouvertes par les changements de siècle ne se réalisent que partiellement.

Le XXème siècle a également été un siècle américain, et pour les États-Unis les moments forts – Seconde Guerre mondiale, chute de l’URSS – l’ont emporté sur les moments faibles- crise de 1929, guerre du Vietnam et ses suites. Commencé avec l’apogée d’une Europe colonialiste, impérialiste mais foyer d’un rayonnement universel, il se clôt sur le moment unipolaire des États-Unis, dont l’hégémonie n’est plus alors – très provisoirement – contestée. Ce siècle américain l’a été aussi bien sur le plan économique, culturel, civilisationnel et scientifique. Une grande question se pose à son crépuscule : les États restent-ils maîtres du jeu international, acteurs dominants, ou les sociétés civiles et leurs expressions spontanées, ou les lobbies de tout poil et surtout économique sont-ils en passe de prendre la main? Il reste aux États à démontrer qu’ils peuvent gérer les questions d’intérêt universel, et à s’accommoder de la montée en puissance de la Chine, fait dominant des dernières années

Cette étude se charpente autour de huit chapitres spécifiques agrémentés d’analyses originales: Le XXème siècle et les registres de la démesure, Le siècle des masses et du totalitarisme, Un siècle de guerres de massacre et de totalitarismes, Le siècle de la troisième révolution industrielle, Le siècle de l’abondance, Mort et transfiguration de l’Europe, Un siècle américain, Le siècle des médias

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QUESTIONS INTERNATIONALES

Un bilan du XXème siècle

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