New Year Concert in Metz with the Orchestre National de Lorraine

Pas moins de deux concerts à L’Arsenal de Metz pour l’ONL pour célébrer le Nouvel An. C’est devenu une tradition, inspirée bien entendu du concert du nouvel an de Vienne mondialisé par l’Eurovision puis par la télévision partout dans le monde. Très bonne idée indubitablement, plus il y a de musique et plus nos coeurs battent fort !

Le Concert du Nouvel An

Dire que la salle de le L’Arsenal était pleine ce samedi 27 et Dimanche 28 décembre, est un doux euphémisme. Comble, oui toutes les travées de ce superbe auditorium, les loges et jusqu’au Paradis ( on ne se refuse rien à Metz!) étaient noirs de monde.

Le programme musical comme il est d’usage pour ce concert traditionnel était joyeux et festif, enfin ce que l’on entend par là: des airs viennois, du Strauss (Johann II bien sûr), l’inévitable Franz von Suppe avec cet air de la cavalerie légère qui entraine immanquablement l’adhésion du public bon enfant et joyeux qui scande la musique et en redemande. Un peu de Tchaïkovski ( Lac des cygnes), une pointe de Verdi. L’Orchestre National de Lorraine dirigé par Jean-François Verdier était à l’honneur, puis quelques mots du chef pour féliciter le public, l’orchestre et quelques considérations sur l’excellence de l’auditorium «  L’Arsenal, la plus belle salle de France où tous les musiciens aimeraient jouer », la bouteille de champagne ouverte sur scène, quelques coupes offertes aux spectateurs, un bis, le IXème mouvement des somptueuses Variations Enigma d’Elgar ( brillant choix), la salle debout pour applaudir, magnifique!

Observations désenchantées

Pendant tout ce concert et comme je le fais régulièrement pour ce genre de spectacle, j’ai observé avec grande attention la salle pour voir qui la composait. Têtes blanches ou grises (j’en fais hélas partie), quelques encore rares cacochymes ( l’hiver n’a pas encore commencé!), plus de 80% des spectateurs appartenant à la tranche 50 ans et largement plus. Les «jeunes» quasiment absents (concert du soir), quant à la tranche d’âge des 40ans elle était belle et bien inexistante ! La quarantaine, c’est à dire cet âge de la maturité, des familles, celles mêmes qui donnent l’éducation et assurent la transmission ! C’est bien là le problème et le problème focal de notre société. Car il ne s’agit pas, comprenez-moi bien, d’une seule inquiétude d’esthète – si l’on n’y prend garde dans vingt ans nos plus beaux auditoriums pourront se reconvertir en Marchés aux légumes ou Halles aux poissons car il n’y aura plus de spectateurs.

Non le problème est autrement plus grave et inquiétant. Cette rupture dans la transmission du savoir, de l’idée du beau, c’est avant tout un recul des valeurs et une inquiétude pour l’avenir. C’est aussi un déficit intellectuel et social dont notre société aujourd’hui aurait pourtant tant besoin. Nous reprendrons le sujet.

Pour l’heure vaquons aux préparations festives. Rendez-vous dores et déjà à L’Arsenal, Vendredi 16 janvier 20h, pour écouter au piano Alexeï Volodin jouer Liszt et Bartok et à ne pas manquer Vendredi 30 janvier (20h) le Beethoven Project avec François-Frédéric Guy, pianiste et chef, qui interprétera les concertos 3 et 4 de Beethoven.

Pierre-Alain Lévy


Illustration de l’entête: partition de La Chauve-souris de Johann Strauss


WUKALI 28/12/2014


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