Nous sommes en 1954, et plus exactement à Londres. Bonne bourgeoise à la vie agréable et quelque peu oisive (elle vient d’obtenir son diplôme de vétérinaire mais son mari ne veut pas qu’elle travaille), Estella apprend qu’elle est enceinte. Quand elle va annoncer cette nouvelle à son époux c’est pour le surprendre avec sa cousine. Non seulement, il la trompe mais en plus il veut divorcer car il est ruiné et que seule la cousine peut lui offrir la vie luxueuse à laquelle il pense avoir droit.

Sans rien dire de son état, Estella part en Australie, plus exactement à Kangaroo Crossing, un charmant bourg perdu au milieu de nulle part, avec ses treize habitants, entouré par le désert et de vastes ranchs. Ce n’est pas par hasard qu’elle part en cet endroit, elle y va car c’est là que Ross son père biologique qu’elle n’a jamais vu, était vétérinaire. Il vient de décéder et seul Charlie, son oncle connaît le lien de parenté entre l’ancien et la nouvelle vétérinaire. Le choc et rude, Estella va-t-elle restée ? Pourra-t-elle s’affirmer ? Combien de temps pourra-t-elle garder ses secrets ?

Vous venez de lire une cinquantaine de pages il vous en reste environ 500. De fait vous savez que tout va bien se passer, que bien sûr, elle va connaître des épreuves, des moments de découragements, mais comme c’est l’héroïne, elle va faire montre d’un courage d’une ténacité remarquable et remarquée. Bien sûr nous aurons les bons aborigènes et leurs savoirs millénaires, bien sûr nous aurons ce paysage dur et envoûtant, bien sûr, tous les personnages qui gravitent autour d’Estella ont des secrets, sont plus ou moins des écorchés vifs qui a force de se fuir se sont échoués dans ce minuscule endroit. Bien sûr James, le mari, voudra récupérer l’enfant par pur intérêt, bien sûr Estella se fera apprécier, par tous et finira par connaître l’amour auquel elle a droit. Tout cela vous le savez avant même de le lire.

Et vous le lisez, non parce que vous devez faire une recension critique, mais parce que c’est bien écrit (et traduit), parce que c’est agréable, naïf, voire caricatural sous bien des aspects, car c’est un roman sur la résilience et que c’est plaisant d’avoir un peu d’optimisme qui fait fuir la grisaille quotidienne.

[**Elizabeth Haran*] écrit des sagas (pas islandaises) au même titre que [**Sarah Lark*] ou [**Tamara McKinley*], et c’est ce que demande le public mondial vu les ventes qu’elles obtiennent. C’est un genre, un style, c’est très facile à lire et tout est bien qui finit bien.

Vive l’Australie, ça donne envie d’y aller !

[** Émile Cougut*]|right>


[**Étoiles dans le ciel du Sud
Elizabeth Haran*]
éditions l’Archipel. 8€95


[(

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WUKALI Article mis en ligne le 27/03/2019

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