Accueil Actualités Des dinosaures en plein Paris !

Des dinosaures en plein Paris !

par Communiqué musée

Le Muséum national d’Histoire naturelle propose un voyage dans le temps, il y a 140 millions d’années, à la découverte de la faune et de la flore qui peuplaient alors les Charentes. L’exposition Sur les traces des dinosaures s’appuie sur les dernières données scientifiques et nous invite au cœur du gisement d’Angeac-Charente, l’un des plus prolifiques sites paléontologiques en France, et l’un des plus importants au monde pour le début du Crétacé.

À partir du 16 juillet 2026, au premier étage de la Grande Galerie de l’Évolution, les visiteurs peuvent s’immerger dans l’environnement de l’époque à travers de nombreux fossiles de plantes, crocodiles, tortues, dinosaures… mais aussi dans les univers illustrés de Mazan, l’auteur de bandes dessinées. Accessible à un large public, l’exposition offre une plongée ludique au cœur d’un chantier de fouilles.

Introduction : le monde à la fin du Jurassique

Il y a 140 millions d’années, le nord de l’Aquitaine était couvert de marécages, de lagunes et de cours d’eau. Crocodiles, tortues, poissons, petits mammifères et troupeaux de dinosaures vivaient dans ces environnements humides. C’est ici que l’un des plus grands dinosaures connus au monde a été découvert. Depuis le début des années 2000, les recherches paléontologiques ont mis en évidence en Charente et en Charente-Maritime des écosystèmes fossiles très diversifiés de la fin du Jurassique et du début du Crétacé. D’importantes collections paléontologiques, essentiellement des dinosaures et des crocodiles, ont été découvertes et sont maintenant conservées au Musée d’Angoulême : plus de 10 000 ossements identifiés, 70 000 fragments d’os et 80 000 microrestes (ossements dont la taille est inférieure à 10 mm). Ils forment le plus bel ensemble paléontologique du tout début du Crétacé existant dans le Monde.

L’exposition présente ce patrimoine unique, complété par des pièces issues des collections de paléontologie du Muséum national d’Histoire naturelle. L’exposition est structurée en cinq ensembles thématiques et scénographiques, pour un grand voyage à la limite entre Jurassique et Crétacé !

Reconstitution d’Angeac avec le sauropode déjà découvert (Turiasaure). © Mazan

La transition entre le Jurassique et le Crétacé (150 à 140 millions d’années) est une période qui voit les mers se retirer, des continents émerger et se peupler de dinosaures. Les sites charentais, et surtout celui d’Angeac-Charente, livrent sur cette période une documentation exceptionnelle. Un chapitre introductif présente brièvement les écosystèmes de la fin du Jurassique. Faunes continentales et marines, paléogéographie et paléoclimatologie y sont évoquées. Cette introduction présente des objets des collections du Muséum, allant de grands spécimens de dinosaures à divers fossiles emblématiques du monde marin.

Olécio partenaire de Wukali

Les sites paléontologiques charentais : où trouve-t-on des dinosaures ?

Trois sites sont présentés dans de courtes vidéos et par quelques spécimens représentant chaque région : l’estran du phare de Chassiron à l’extrémité de l’île d’Oléron, les carrières de gypse de Cherves de Cognac et les carrières de graves d’Angeac-Charente. 

Reconstitution d’Angeac avec le sauropode déjà découvert (Turiasaure)© Mazan

Les recherches : du terrain au laboratoire

Un passage par la tente laboratoire et devant une reproduction d’une surface de fouilles du site d’Angeac permet aux visiteurs de découvrir toutes les facettes du travail des paléontologues. Les recherches sur le terrain n’ont pas pour but d’exhumer uniquement des os de dinosaures spectaculaires, mais bien de collecter l’ensemble des éléments d’un écosystème et de contextualiser l’environnement dans lesquels on les découvre par des observations géologiques. La taphonomie, discipline de la paléontologie qui étudie les différents phénomènes intervenant depuis la mort d’un animal jusqu’à la découverte de ses fossiles, est évoquée pour expliquer la formation du gisement d’Angeac. 

La vie au début du Crétacé : quelles faunes et quels environnements ? 

Les visiteurs vont découvrir groupe par groupe la diversité de la flore et de la faune des Charentes du tout début du Crétacé. Crocodiles, tortues, requins, reptiles volants, mammifères sont présentés par leurs fossiles et des reconstitutions. Les dinosaures sont mis à l’honneur avec les fossiles d’un des plus gros sauropodes au monde, proche de Turiasaurus, et ceux d’ornithomimosaures  dont deux squelettes sont reconstitués.

Une période de changement plus qu’une extinction ?

Angeac-Charente est le seul site connu avec des dinosaures datant du tout début du Crétacé. Sa découverte comble un manque important dans les archives fossiles. Les animaux et les plantes y ressemblent beaucoup à ceux du Jurassique et suggèrent que le passage du Jurassique au Crétacé ne correspond pas à une extinction de masse, contrairement à ce que l’on pensait auparavant. Cette transition d’un monde Jurassique à un monde Crétacé est plutôt une période de changements environnementaux complexes, comme ceux enregistrés en Charente. Ces changements ont entraîné des perturbations écologiques qui sont sans doute elles-mêmes à l’origine de l’apparition des plantes à fleurs et de nouveaux dinosaures sur les continents ou des mosasaures dans les océans.

Sur les traces des dinosaures 
À partir du 16 juillet 2026 
Grande Galerie de l’Évolution – Museum d’histoire naturelle

36 rue Geoffroy Saint-Hilaire – 75005 Paris 

Ouverture tous les jours pendant les vacances scolaires  
Du mercredi au dimanche hors vacances scolaires 
Tarifs : TP 14 € / TR 11 € (billet couplé avec l’exposition permanente de la Grande Galerie de 
l’Evolution) 

Illustration de l’entête: extraction et exhumation du fémur du dinosaure d’Angeac dans le département de la Charente

Informations sur l’exposition et la programmation sur : jardindesplantesdeparis.fr/expo-traces-dinosaures 

Ces articles peuvent aussi vous intéresser