Ambassadeur français de la Bande dessinée et de la Science-Fiction, Enki Bilil est également peintre. Après dix-sept ans d’abstinence, l’artiste à donc décidé de reprendre ses pinceaux et expose ses oeuvres à travers le monde jusqu’au 7 octobre.

Débarqué en France en 1960, à l’âge de 10 ans, Enki Bilal est devenu au fil des ans le porte-drapeau de la bande dessinée française, mais également de la science-fiction au sens large. Attiré très tôt par le dessin, il intègre en 1971 le journal Pilote où il publie « Le Bol Maudit ». Passionné de science-fiction, Bilal évolue progressivement vers des sujets historiques et politiques et traite alors du communisme, du fascisme ou encore du totalitarisme comme dans sa trilogie « Nikopol », qu’il écrit et dessine entre 1980 et 1992.

Mais son talent ne se limite pas seulement à ses albums et en 1994 il réalise pour la première fois un ensemble de toiles qu’il intitule « Bleu Sang ». Depuis, il envisage chacune de ses cases comme une œuvre à part entière. Dix-sept ans plus tard, Enki Bilal a donc décidé de se remettre à peindre en signant cette nouvelle série baptisée « Oxymore », un terme qui vise à rapprocher deux idées antinomiques.

Un mariage des contraires qu’illustre totalement le « chess-boxing », un sport qui mélange boxe anglaise et jeu d’échecs qu’il a imaginé en 1992 dans sa bande dessinée Froid équateur (et qui fait aujourd’hui l’objet de vraies compétitions), et qu’on retrouve beaucoup dans ces nouvelles toiles, également inspirées par les thèmes qu’il affectionne tels que la femme, le couple, la sensualité, l’animalité.

Un travail unique en son genre qui, après avoir été présenté à New York du 26 juin au 11 juillet dernier, sera exposé du 31 août au 12 septembre prochain à Pékin, puis à Berlin du 27 septembre au 7 octobre avant d’être vendu à Paris à l’automne.

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