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Elmore Leonard, l’auteur de Jackie Brown, roman adapté par Quentin Tarantino

par Émile Cougut

Non je ne vais pas écrire au sujet du film éponyme de Quentin Tarantino, mais d’un roman policier paru aux États Unis en 1992 et publié chez Payot & Rivages en 1994 sous le titre de Punch créole. En fait, Tarantino n’a fait qu’adapter ce roman écrit par Elmore Léonard. On peut se demander pourquoi cette nouvelle édition (à partir d’une nouvelle traduction) est maintenant publiée sous le titre de l’héroïne du film : Jackie Brown et non de Punch créole, et ce d’autant plus que dans le roman, elle s’appelle Jackie Burke. Bon, en même temps, dans le roman c’est une belle fille blanche blonde de cheveux, pas exactement le physique de Pam Grier dans le film. Mais qu’à cela se tienne, heureusement que le cinéaste à le droit (pour ne pas dire le devoir), d’innover, d’inventer pour marquer sa personnalité. Le résultat n’est pas toujours bon, d’autres fois, les critiques crient au génie. Sans aller jusqu’au Guépard, les deux chefs d’œuvres que représentent le livre de Lampedusa et le film de Visconti, il faut bien avouer que Jackie Brown est un excellent film, l’un des meilleurs à mon avis de Tarantino et que le roman d’Elmore Léonard un tout aussi excellent ( oui vraiment excellent) roman policier !

L’histoire, on la connaît : Jackie Burke, une belle femme d’un quarantaine d’année, est hôtesse de l’air dans une petite compagnie aérienne. Pour « arrondir » ses fins de mois, elle passe régulièrement de l’argent pour Ordell Robbie, trafiquant d’armes, violent mais toujours sur ses gardes. Il est dans le viseur de deux agents fédéraux : Ray Nicolet et Faron Tyler. Quand Jackie se fait prendre à l’aéroport avec cinquante mille dollars et une quarantaine de grammes de cocaïne, son avenir se trouve très compromis. Soit elle donne Ordell Robbie, soit elle se tait et en prend pour cinq ans.

Max Cherry (en pleine crise existentialiste), qui travaille au département des cautions de la compagnie Glades Mutual de Miami, est engagé par Robbie pour payer la caution de Jackie (quand elle rentrera chez elle, il veut éliminer ce potentiel témoin gênant). Mais il est séduit par Jackie Burke et tout deux échafaudent un plan afin de s’extraire du joug des fédéraux et de soustraire les cinq cent mille dollars, bénéfices de Robbie pour ses ventes d’armes. Après quelques péripéties dans lesquelles apparaissent alors Louis Gara, l’ami de Robbie qui sort de prison pour des histoires de braquages de banque, Mélanie une des amies de Robbie qui passe son temps à parfaire son bronzage et quelques autres, après quelques cadavres dissimulés ça et là, je vous laisse lire la fin qui n’est pas exactement (même si elle est proche) celle du film.

Jackie Brown ou Punch créole (qui est de fait la suite de La Joyeuse kidnappée dans lequel les héros ne sont autres qu’Ordell et Louis) est très représentatif du style d’Elmore Léonard, l’un des maîtres du roman policier. Sous fond de la violence diffuse de la société américaine en général et de la Floride en particulier (l’action se déroule à Miami), avec un humour certain, Jackie Brown est une vraie découverte pour ceux qui n’ont pas encore lu des romans d’Elmore Léonard.

Olécio partenaire de Wukali

Punch créole
Elmore Léonard

éditions Rivages noirs.9€90

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Illustration de l’entête: Elmore Leonard ©photo Palm Beach Post 

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