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Mouvements sociaux, retraites, çà chahute, çà manifeste et çà rouspète !

par Pierre-Alain Lévy

Tout et n’importe quoi, c’est un peu l’expression commune de nos débats politiques. Bien souvent moins l’on sait, plus on en parle fort ! Postures, slogans, coups de gueule, calicots, déclarations péremptoires, interventions dans les medias, appétence pour les caméras, micros et autres appareils photos bref… Le spectacle est affligeant et le goût exacerbé de la conquête du pouvoir pour certains hommes ou femmes* publics fait fi dans leurs discours de séduction de l’électorat de l’exigence de vérité, ou plus exactement de la relation large et ouverte des termes du débat. En d’autres mots, c’est ce que l’on appelle un discours partisan.

Reconnaissons au demeurant que chacun d’entre nous avons à un moment ou un autre participé de cette farce ! Plus le mensonge est gros...**, vous connaissez la suite !

Notre vie politique et quelles que soient les gouvernements en exercice, est secouée d’épisodes chaotiques, de temps durs, de contractions de l’opinion, de désaccords, d’affrontements, d’oppositions à des mesures ou des réformes et c’est bien ainsi. C’est l’exercice normale de la démocratie. Ça brimbale, çà cahote, çà chahute, çà branle, çà tempête et çà tangue dans les manifestations, çà s’empoigne devant les journalistes, c’est à qui aura le dernier mot, et il faut s’accrocher !

L’Inedvient de rendre public une étude sur la démographie française, elle traite du vieillissement de la population et du nombre de centenaires dans notre pays. Vous serez pour le moins étonnés. Alors que l’on débat de la question des retraites, il nous a paru utile de partager cette information. À verser au débat.

Pierre-Alain Lévy

Olécio partenaire de Wukali

Notes/
*Les mots ont un sens, plusieurs parfois même, l’on appelle cela la polysémie.Ainsi un homme ou un femme publics sont d’abord tous ceux qui se dévouent à la chose commune, en d’autres termes bien français, à la République
** citation de l’immonde Goebbels, hélas vérifiée !


La longévité humaine

La France métropolitaine comptait 27 500 centenaires fin 2021. Ils et (surtout) elles pourraient être sept fois plus nombreux en 2060. Cette multiplication des centenaires et l’apparition de « super-centenaires », âgé-e-s de 110 ans ou plus, pose à nouveau la question de la limite de la longévité humaine.

À la fin du XVIIIe siècle, Buffon estimait qu’une personne bien portante et qui n’aurait subi aucun accident ni souffert d’aucune maladie pourrait vivre cent ans, mais pas davantage. Les centenaires étaient très rares. Mais avec l’amélioration des conditions de vie et les progrès de la médecine, les hypothèses sur la durée limite de la vie humaine ont dû être repoussées à 110 puis 115 ans. En 1995, un nouveau cap a été franchi lorsqu’une Française, Jeanne Calment, a fêté son 120e anniversaire. Morte en 1997, à l’âge de 122 ans, elle détient toujours le record de longévité humaine.

Les centenaires sont surtout des femmes

Dans l’aventure de la longévité humaine, les femmes distancent largement les hommes : elles représentent 84 % des centenaires. Au 1er janvier 2021, sur les 27 497 centenaires vivant en France métropolitaine, 23 156 étaient des femmes (4 sur 5).

Centenaires et super-centenaires

La probabilité de vivre centenaire n’a jamais été aussi élevée. L’Insee estime qu’en 2060, la France métropolitaine pourrait compter 198 645 centenaires, contre 3 760 en 1990 et seulement une centaine en 1900. Depuis 1980, une nouvelle classe d’âge est devenue une réalité statistique : les super-centenaires, ceux qui ont fêté leur 110e anniversaire.

La durée de la vie humaine a-t-elle une limite ?

Jusqu’aux années 1970, il était communément admis que tous les progrès réalisés depuis le XVIIIe siècle n’avaient fait que rapprocher la durée de vie moyenne de l’âge de 120 ans, considéré comme un maximum pour l’espèce humaine. Désormais, certains scientifiques n’excluent plus que des êtres humains puissent vivre jusqu’à 150 ans, voire davantage, si les connaissances de la génétique et du mécanisme de vieillissement continuent à progresser et permettent de ralentir les processus biologiques. Mais pour l’heure, la hausse de l’âge maximal au décès semble surtout liée au fait que davantage de personnes atteignent les âges élevés. Rien ne prouve que la limite extrême de la vie humaine soit en train de bouger. Comme le résumait le démographe Jacques Vallin en 2011 : « Y-a-t-il une limite à la vie humaine ? La réponse est simple : certainement. Laquelle ? La réponse est encore plus simple : je ne sais pas ».

Dossier Ined janvier 2023
Pour aller plus loin : tableaux de projections (cliquer)

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