Egyptian archeological artefacts looted during the revolution redistributed in their home museum


La chronique d’égyptologie de Yomna ALYOUM.


Sous la présidence des plus hautes autorités de l’état, vient se s’ouvrir au Musée égyptien du Caire, une exposition rassemblant près de 200 objets archéologiques, volés, ou saccagés pendant les événements lors de la révolution dite du 25 janvier 2011, le « printemps arabe » en Égypte

On y peut admirer entre autres trésors notamment, et parmi 29 objets volés au Musée Égyptien du Caire, deux statues en bois de cèdre recouvertes de feuilles d’or représentant Toutankhamon, une statue d’Aménophis IV Ashkenaton ainsi que des figurines funéraires Shabti et une momie d’enfant,

Lors d’une conférence de presse, Eid Rizk Mertah, conservateur délégué au musée égyptien, a précisé la manière dont les objets ont été volés et comment pour certains d’entre eux ils ont pu être récupérés , «certains pillards se sont aperçus après avoir volé les pièces archéologiques qu’ils ne pouvaient pas les vendre, aussi les ont-ils vandalisées, jetées dans des sacs, dans des poubelles ou tout simplement abandonnées sur le toit du musée, c’est là que les employés les ont trouvées et certaines d’entre elles étaient particulièrement abîmées   »

Le 28 janvier 2011 en pleine révolution, tandis que la place Tahrir était occupée par des manifestants, la police avait étonnamment disparu des rues du Caire créant ainsi un vide inquiétant pour la sécurité publique. Le Musée Égyptien du Caire situé sur la place Tahrir, lieu symbolique du renversement du pouvoir, constituait une cible de choix pour toutes sortes de personnages peu enclins pour le moins à l’admiration et au respect artistique et culturel ! Certains d’entre eux réussirent à pénétrer dans le musée s’introduisant dans sa galerie commerciale et la vidant des marchandises. D’autres réussirent à pénétrer dans les salles d’exposition du musée en y accédant par le toit et utilisant une échelle d’urgence. Ils y dérobèrent 54 pièces dont seules à ce jour 25 ont été retrouvées. «Ni la police, ni l’armée, précise Eid Rizk Mertah, n’ont été en mesure de localiser les pièces volées. Cependant chacune d’entre elles est répertoriée sur les fichiers d’Interpol, ce qui rend impossible leur vente aux musées du monde» Chaque pièce vandalisée est restaurée par une équipe de spécialistes du musée, sans faire appel à une quelconque aide extérieure nous est-il précisé.

Une statuette d’une princesse amarnienne et d’autres objets précieux volés l’an dernier au musée de Minya (lire l’article que Wukali avait consacré au pillage) sont également exposées avant que de rejoindre leur musée d’origine.

L’exposition se déroulera sur trois mois

Bien que la situation en Égypte se soit quelque peu stabilisée,les pillages n’en continuent pas moins. Selon le Cairo Post, début mai, une tombe de la VIème dynastie a été forcée, mais manifestement le voleur n’a pas eu le temps d’emporter un butin. Quoi qu’il en soit la terre égyptienne est toujours féconde, à telle enseigne on vient juste d’exhumer sur le site de fouilles archéologiques de Hod Zeleikha dans le district administratif de Gizeh des antiquités dissimulées sous terre dans des trous et probablement abandonnées là voilà un certain temps par des pillards de tombes.

Pour autant les troubles et les violences qui agitent la rue égyptienne ont eu raison des touristes qui se font rares. Pour renforcer l’attractivité culturelle du pays, les autorités égyptiennes ont mis en place un projet pour établir des expositions de leur patrimoine archéologique prévues à l’aéroport du Caire et dans la station balnéaire de Sharm el-Sheik sur la Mer Rouge.

Yomna Alyoum correspondante en Égypte pour Wukali et Pierre-Alain Lévy


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