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La chronique de Pierre-Alain LÉVY. Le rendez-vous du samedi du film d’animation.


On serait tenté de qualifier ce petit dessin animé japonais de lumineux sans vouloir paraphraser son titre anglais «The Light». Petit film de rien du tout, de bout de chandelle ou un peu plus, en l’occurrence, l’ histoire d’une ampoule électrique et son abat-jour déglingué, pendus au bout d’un cordon improbable reliés à un poteau dans un paysage où la neige ne cesse de tomber, puis survient la germination d’une graine dont sortira une fleur.

Petite oeuvre poétique charmante, attendrissante et optimiste, à l’anthropocentrisme délicat et discret, hymne à l’énergie et la force vitale, mais aussi la tendresse. Pourquoi dire plus et moins bien, plus long et lassant, ce film de 7 minutes réalisé en 2010 par Yuta Sukegawa constitue un excellent exemple de pédagogie philosophique, et oserais-je, morale dans le meilleur sens du terme. Une sorte d’hymne au courage, à la volonté et à la résistance. Même dans la solitude désespérante et glacée il faut savoir maintenir le cap et forcer le destin. Petite lumière, source de vie.« Fiat lux» qu’il disait !

Pierre-Alain LÉVY


WUKALI 21/06/2014


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