Le MAC, musée d’art contemporain de Lyon accueille la première grande rétrospective consacrée à l’oeuvre de Robert Combas, Greatest Hits qui rassemble plus de 300 oeuvres choisies dans des collections publiques et privées d’Europe, des États-Unis et d’Asie, sur les 3000m2 du musée.

Dans ce cadre Combas est invité durant deux mois dans un atelier/studio , spécialement aménagé à son intention et intégré au parcours de l’exposition. L’artiste s’y installe pour peindre encore et toujours, écrire, jouer de la musique ou en écouter, mais aussi pour recevoir professionnels, amis, et public… dans une ambiance particulièrement rock and roll.


COMBAS par Richard LEYDIER, commissaire de l’exposition

Figure centrale d’un mouvement que Ben intitula la Figuration Libre (mouvement qui compta également dans ses rangs Rémi Blanchard, François Boisrond encore Hervé et Richard di Rosa) Robert Combas crée depuis la fin des années 1970

Cette exposition, à Lyon, mêle musique rock et art contemporain, la peinture bien sûr, mais aussi la sculpture, le dessin ainsi que les pratiques que Combas qualifie de « satellites », où l’artiste transforme des images qui n’étaient pas originellement de sa main, et qui se développent à côté du « style Combas classique ».

Cette rétrospective se développera selon une approche chronologico-thématique. Les premières salles seront consacrées aux années de formation, depuis les premières Batailles réalisées à l‘École des Beaux-Arts de Montpellier, en passant par les oeuvres de la période dite du «Pop arabe» où l’artiste, découvrant les enseignes peintes des coiffeurs africains du quartier Barbès à Paris, invente une forme de pop art oriental. Peu à peu, le« style Combas» se met en place tandis que s’invitent dans les compositions des figures récurrentes comment le remuant Tuer ou les personnages Triangles

Le format des oeuvres devient monumental entre 1984 et 1988, période d’intense activité qui voit se développer un bestiaire drôlatique et des scènes de genre non moins délirantes. Puis le parcours prendra un tour plus thématique, dans un premier temps sur un mode autobiographique. Les origines sétoises de l’artiste seront abordées, ainsi que la vie de couple et les femmes. S’en suivra tout un ensemble de tableaux témoignant de la manière dont Robert Combas réinterprète certains sujets de l’histoire et de l’histoire de l’art : signalons la rencontre avec l’oeuvre de Toulouse-Lautrec lors d’une exposition à Albi en 1990, mais aussi les chefs d’oeuvre du Musée du Louvre revus et corrigés par l’artiste, ainsi que les nombreuses batailles, sujet récurrent chez Combas. La religion constitue aussi une autre entrée majeure : les grands thèmes du catholicisme, mais aussi le bouddhisme et une forme de mysticisme très personnel, qui irrigue l’oeuvre des années 1990 à aujourd’hui, notamment à travers la relecture des texte ( “Le Paradis perdu” de John Milton)

Si Robert Combas est célèbre pour sa peinture, on connaît en revanche moins sa musique. Au troisième étage du Musée d’art contemporain, un espace cabaret dévoilera pour la première fois des spectacles et des vidéos (…)Il faut toutefois bien saisir que la musique ne constitue pas une activité annexe : elle fonde véritablement le rapport à la peinture, et ce dès le début des années 1980, de nombreux tableaux du jeune Combas ont été inspirés par les Beach Boys ou encore Jonathan Richman. La musique et les films conçus ces derniers mois dans l’atelier jouent en sorte la bande-son de près de quarante ans de peinture. Confrontés aux récents films, des tableaux de toutes les époques permettront de croiser des personnages incontournables de l’histoire du rock et d’autres hauts en couleurs, du Velvet Underground à Georges Brassens en passant par les fanfares et autres joueurs de congés Sud-Américains

Richard Leydier, commissaire de l’exposition Combas


MAC Musée d’art contemporain de Lyon

ROBERT COMBAS, GREATEST HITS

du 24 février au 15 juillet 2012

Cité Internationale . 81 quai Charles de Gaulle. 69006 Lyon

www.mac-lyon.com

Illustration vignette: Robert Combas, Couple psychopatex, 1995.
© Adagp, Paris 2012

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