Des yeux, des coeurs, des bras, des jambes et des têtes
De par Satan qui jongle, entrecroisant leur vol
Cependant que les toits, les arbres et les bêtes
S’épivardent, crevés par le métal du sol.

En sang les âmes vont, dressant ergot et crêtes,
À travers le pillage, le feu, le viol,
Et la haine profonde aux vipères concrètes
Jusqu’à ce qu’un vaincu reçoive le licol.

Certes, pour ce charnier dont s’effarent les astres
Et ces tronçons épars des tranquilles cadastres
Le monstre primitif du monter aux cerveaux.

Viendra-t-il pas Quelqu’un refaire avec la viande
Et les cailloux restés de l’orde sarabande
Une race nouvelle en des foyers nouveaux ?

Paul Roux dit Saint -Pol-Roux (1861-1940)

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