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Exposition Les Flammes, L’âge de la céramique, au musée d’Art Moderne de Paris

par Communiqué musée

L’exposition Les Flammes. L’ Âge de la céramique au Musée d’Art moderne de Paris propose une immersion dans le médium de la céramique et associe plus de 350 pièces allant du néolithique jusqu’à nos jours, créant un dialogue inédit et fécond entre des typologies d’objets issus d’époques et de contextes variés, cherchant à déceler les influences autant que les coïncidences

Source constante d’inspiration et d’expression pour artisans, artistes ou designers, la céramique – de keramos Κέραμος signifiant « argile » en grec – est l’une des plus anciennes manifestations culturelles de l’humanité, utilisée dès la préhistoire pour la confection d’idoles, d’architecture, et de contenants culinaires.

L’exposition Les Flammes présente ainsi des céramiques réalisées par des artistes ou des céramistes modernes et contemporains (de Jean Carriès, Georg Ohr, Paul Gauguin, Shoji Hamada, Bernard Leach, Marcel Duchamp, Meret Oppenheim, Pablo Picasso, Salvador Dali, Raoul Dufy, Lucio Fontana, Beatrice Wood, Ken Price, Ron Nagle, Cindy Sherman, Judy Chicago, Miquel Barceló , Jean Girel, Simone Leigh, Daniel Dewar & Grégory Gicquel, Theaster Gates, Mai Thu Perret, Clare Twomey, Takuro Kuwata, Natsuko Uchino…), des productions historiques signées (de Bernard Palissy, Marie Talbot, Dave the Potter, ou des Manufactures nationales), ou anonymes (vénus préhistoriques, vases grecs antiques, poterie vernaculaire), ou encore non européennes (poterie Nok, jarres Mochica, figures Tang, réticulés iraniens, rakus japonais).

Trans-historique, cette exposition porte sur la céramique dans ses rapports intrinsèques à l’art et plus largement à l’humain. Longtemps minoré dans l’échelle des arts, ce médium peut être à la fois fonctionnel et sculptural et oblige à repenser les catégories existantes et les hiérarchies traditionnelles. Entre l’art, le design et l’artisanat, l’exposition explore ses rapports au décoratif, au culinaire, à la performance, mais aussi la multitude de ses applications dans les champs du médical, de l’aéronautique ou de l’écologie.


Céramiques de Jean Girel

Les Flammes aborde ainsi la céramique selon trois thématiques : les techniques (terres et cuissons, formes, décors), les usages (utilitaires, artistiques, rituels) et les messages (trompe-l’oeil, anticlassiques, politiques). Elle révèle également des pièces qui dérogent aux règles, réinventent les codes et bousculent les approches et ce, même si les recettes, proches de l’alchimie, n’ont quasiment pas évolué au cours de l’histoire. 

Telle le Phénix qui renait constamment de ses cendres, la céramique exerce une fascination, croissante bien que cyclique, liée à l’imprédictibilité technique de la cuisson et du four qui ne se laisse jamais complètement apprivoiser. Sa tactilité,mais aussi sa rudesse, ont toujours inspiré des artisans, et ne cessent d’attirer les artistes depuis la fin du XIXe, ainsi qu’un large public d’amateurs en général. 

Le feu, qui a inspiré le titre de l’exposition, est à la fois une donnée technique, d’où découlent des propriétés et des fonctions bien précises mais aussi des contre-esthétiques spécifiques, ainsi qu’un imaginaire riche pouvant toucher à l’utopie radicale. Par bien des aspects, la céramique est un art de la résistance. La reconnaissance d’un « âge » de la céramique qui, étrangement, n’avait jamais encore été consacré, semble, aujourd’hui, plus que jamais, s’imposer.

Les Flammes s’inscrit, telle un troisième volet, dans la lignée des expositions Decorum (sur la tapisserie) et Medusa (sur les bijoux) organisées au Musée d’Art Moderne en 2013 et 2017 cherchant à repenser les définitions de l’art. Elle repose sur des prêts de nombreuses institutions et collections de renom, tant muséales (SèvresManufacture et Musée nationaux, le Mucem, le Louvre, Arizona StateUniversity Museum, etc.) que privées, et sur une collaboration avec des universitaires et théoriciens français et internationaux, dont les trois experts invités Frédéric Bodet, Thomas Golsenne et Stéphanie Le Follic-Hadida.

Un catalogue, avec des textes de plusieurs spécialistes et artistes, un colloque international autour du thème « céramique et politique », co-organisé avec la Société des Amis et le musée national de Sèvres ainsi que le Musée des Arts Décoratifs à l’Institut national d’histoire de l’art en janvier 2022, un espace de collecte, un programme d’ateliers et de démonstrations ainsi qu’un projet d’exposition en valise, à destination du public empêché, accompagnent l’exposition.

Enfin, le mobilier de la scénographie réalisée avec l’agence Cros/Patras, et la collaboration de Natsuko Uchino est à plus de 50% recyclé et recyclable, en signede respect pour la Terre, médium premier de cette exposition. 

Une sélection d’oeuvres en céramique, issue de la collection du musée, est aussi présentée au sein du parcours permanent, en écho à l’exposition.

Les Flammes
L’Âge de la céramique

du 15 octobre 2021 au 6 février 2022
Musée d’Art Moderne de Paris
11 avenue du président Wilson. 75016

Ouvert du mardi au dimanche 
De 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h

Illustration de l’entête: céramique de Ron Nagle

Olécio partenaire de Wukali

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